Buenos Aires et retour à Paris (Le 29/10/2015)

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Nous avons quitté la Patagonie pour rejoindre notre dernière destination, Buenos Aires, avant le retour en France. Après avoir pris le temps d’étudier la meilleure option pour revenir au centre du pays, nous avons finalement choisi de prendre l’avion à la place du bus. Le prix est plus intéressant et surtout, nous allons nous épargner de nombreuses heures de bus, au total, une quarantaine d’heures, soit 2 jours de route tout de même ! Nous qui comptions utiliser le moins possible l’avion et privilégier des moyens de transport moins polluants, nous n’avons pas su résister à cette opportunité…

 

 

 

Le vol fait escale à Ushuaia. Pour une fois, nous sommes bien placés dans l’avion et les conditions de visibilité au travers du hublot sont optimales, nous en profitons donc pour prendre quelques clichés d’Ushuaia !

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En arrivant à Buenos Aires, la visibilité est toujours aussi bonne et nous entrevoyons la répartition très rectiligne des rues de cette immense mégalopole.

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Nous débarquons sous un soleil de plomb et après avoir trouvé assez facilement une auberge de jeunesse très sympathique dans le quartier central, nous prenons plaisir à arpenter les rues pavées de la ville. Le soir, nous retrouvons Jocelin, un vieil ami de classe de Chapichette, qui nous conduit à une très bonne adresse de restaurant !  Pour ne pas faillir à la règle de goûter aux spécialités, nous commandons une parilla, un énorme plateau de viande pour 3. Les proportions sont toujours monstrueuses ici !!

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Sur le chemin, nous prenons conscience de la vaste étendue des quartiers. Ici, on ne parle pas de rue mais de bloc, comme aux Etats-Unis ! Le soir, les rues sont bondés de monde. Les Argentins ont un rythme assez similaire à celui des espagnols. Ils veillent tard et sortent à des heures plus avancées que nos habitudes. Par exemple, il n’est pas rare de voir des restaurants n’ouvrir leurs portes qu’à partir de 20 heures mais assurant un service jusqu’à minuit. Ils sont fêtards et ce n’est pas la peur de ne pas être efficace le lendemain au boulot qui va les freiner pour sortir.

Jocelin, qui s’est installé depuis un an à Buenos Aires, nous donne pas mal d’éléments de réponse concernant le mode de vie des locaux. Ici, compte tenu de la dévaluation constante du pesos, les argentins ont décidés de vivre au jour le jour. Ils dépensent leur argent assez facilement, justifiant que l’on ne sait pas de quoi sera fait demain, à quoi bon faire des économies si c’est pour les voir anéanties d’ici quelques années, voire même quelques mois.

Malgré l’attrait de cette ville très urbanisée dont nous percevons de nombreuses ressemblances avec Paris, en tant qu’étranger, y gagner un salaire en pesos n’est vraiment pas intéressant lorsque l’on a des liens avec l’extérieur. Notamment lorsqu’il s’agit de prendre des vacances en dehors du pays étant donné que cette monnaie n’a plus de valeur en dehors des frontières...

Après ce petit passage éclair à la capitale, nous voici arrivés à la fin de notre rêve sud-américain. 3 mois et demi se sont écoulés et demain matin, c’est le retour sur Paris… Nous nous retrouvons dans un moment spécial, où soudain, le temps du voyage parait être passé tellement vite et où tout devient confus dans notre tête.

Qu’avons-nous accompli pendant 9 mois ? Les souvenirs commencent à revenir et à se mélanger en même temps. Et demain, comment sera notre retour en France ? Sensation étrange, nous revenons sur quelques aventures du voyage, nos rencontres.

En fait, nous avons eu notre première prise de conscience il y a deux semaines, lorsque nous avons rencontré un couple qui commençait son voyage d’un an en Amérique du sud. Nous leur donnions nos trucs et astuces et leur racontions nos aventures. Et puis, nous nous sommes rendu compte que c’était la fin. L’aventure, l’incertain, les surprises et les galères allaient bientôt s’arrêter. Biensûr, tout cela ne sera pas complètement fini puisqu’en rentrant, il nous reste encore un mois d’aventures au Bénin pour un voyage surement différent car avec la famille de Chapichette.

Nous voici arrivés à la date butoire, vendredi 30 octobre. L’accueil de l’auberge nous prévient que le taxi que nous avons réservé nous attend en bas, dans la rue. A notre grande surprise, nous nous retrouvons dans un taxi argentin de grande classe avec un chauffeur en costard cravate : départ en grands princes !

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Après 12 heures d’avion, nous voici à Paris ! La sensation est vraiment étrange lorsque nous revenons après avoir passé plusieurs mois à l’étranger ! Nous, qui avions l’habitude de baigner dans un constant brouhaha de foule incompréhensible, cette fois-ci, nous posons et écoutons toutes ces discussions qui ont enfin un sens ! Nous ajoutons une heure de train et nous voici rendus à Lille, chez Elise et Dimitri, à déguster un « merveilleux », spécialité de la région et à partager de bons moments autour de sessions acoustiques entre guitare, charengo, djembé et caron.

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