Puerto Madryn et ses baleines ! (Le 12/10/2015)

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Arrivés à Puerto Madryn, le premier rapport avec les auberges et leurs tarifs est épicé ! Les chambres « double » sont à 40€ (taux officiel), un prix multiplié par 4 par rapport à la Bolivie, et encore, prix obtenu après une recherche poussée car les tarifs étaient plutôt en moyenne entre 60 et 70€. Nous comprenons pourquoi de nombreux voyageurs nous avaient dit qu’ils avaient préféré dormir en dortoir (20€/pers)…

 

 

La ville est jolie, cela nous rappelle l’Australie avec ses maisons impeccables et leurs jardins bien entretenus. Cependant, les maisons sont plus coquettes ! Les voitures qui circulent sont grosses et neuves, pas de doute, l’Argentine est un pays riche !

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Vue de Puerto Madryn à partir de Punta Cuevas (à 4km du centre-ville)

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Vue du centre-ville du ponton du commandant Luis Piedrabuena

Après être allés voir le bord de mer, duquel nous avons aperçu des baleines au loin et des lions de mer sous le ponton (ceux-là, nous n’irons pas les filmer sous l’eau qui est gelée !)...

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Lions de mer

nous allons déguster la fameuse viande d’Argentine, accompagnée d’un bon petit vin rouge ! Quel régal !

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Puis, en revenant à l’hôtel, nous questionnons le gérant sur les différentes possibilités pour aller voir les baleines ou les éléphants de mer, que nous n’avons pas encore vus, de plus près. Notre ami nous parle avec un bon accent corsé argentin. Au cours de la conversation, il nous parle plusieurs fois des « vachenas » que nous pouvons aller voir par ci ou par là mais attention, avec lesquelles nous ne pouvons pas nager… Nous en venons à croire que nous avons manqué un épisode et que les eaux par ici sont infestées de vaches de mer !! Puis soudain, tout s’éclaire quand il nous montre sur la carte une photo de baleine ! Eh oui, les « Ballenas » se prononcent « Vachenas » en argentin. Ils sont tombés sur la tête ces Argentins avec leur prononciation !

Nous nous apercevons bien vite que la vie en Argentine est chère, très chère !

L’endroit est connu pour sa péninsule Valdes, où l’on peut y voir des tatous, des baleines, des lions et éléphants de mer. Seulement, l’entrée à elle seule coûte 26€ et la location d’une voiture ou la réservation d’un tour pour aller voir les baleines en bateau 130€/pers. Pour 130€ la journée, nous trouvons que cela fait un peu cher. Nous nous consolons en nous disant que nous avons déjà vu les lions de mer aux Galapagos.

Une autre option est d’aller voir les colonies de pingouins à Punta Tombo, à 170km de Puerto Madryn. Il parait que le spectacle est impressionnant. Nous sommes séduits par l’idée d’aller à leur rencontre mais là encore, l’entrée coûte 18€. La seule possibilité d’y aller (car l’endroit est perdu au milieu de nulle part) est de prendre un tour auprès d’une agence qui coûte la modique somme de 90€/pers ou de louer une voiture (intéressant lorsque nous sommes au moins 4 !).

La dernière option est d’aller à El Doradillo (prononcé « El Doradicho ») pour observer les « Vachenas » à quelques mètres du bord de la plage. La saison est à la reproduction et les baleines viennent mettre bas à cet endroit. Il est donc possible de les voir avec leurs baleineaux ! La plage se situe à 19km et l’entrée est gratuite. Pour nous y rendre, les options sont toujours celles du tour par agence, de la prise d’un taxi ou de la location de vélo. La location du vélo étant excessivement chère, 25€/pers pour la journée, nous optons pour le taxi qui nous permettra d’y être rapidement, avant que la marée ne redescende !

Pour faire quelques économies, nous négocions avec le taxi de ne prendre que l’aller (22€) et de revenir en stop. Le pays est réputé pour ce moyen de transport alors autant en profiter ! La route qui nous mène à El Doradillo est une route de terre sans circulation qui finit par déboucher 20km plus loin à une plage au milieu de nulle part. Et là, à peine arrivés, nous assistons à un ballet de baleines géantes (45 tonnes, elles sont plus grandes qu’un bus) et leurs baleineaux ! Le spectacle se déroule dans le silence, le moment est magique. Une envie frustrante d’aller nager avec elles nous submerge ! Ahhhhhhhhh, elles sont juste là, mais le garde veille. Il est absolument interdit de s’approcher d’elles… Elles sont trop belles, tournant sur elles-même, tapant l’eau du revers de leur queue en nous faisant le show.

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Baleine à 10 mètres du bord de la plage El Doradillo

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Haut de la tête d'une baleine

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Baleine accompagnée de son baleineau

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Gros plan sur l'oeil du baleineau

De temps en temps, nous entendons de gros splashs au loin et apercevons des animaux sauter à l’horizon, peut-être des orques. Et à l’occasion, un pingouin ou un lion de mer fait son apparition, jouant avec les baleines. Quelle régalade !

Après plusieurs heures passées à les regarder l’air béat, il est temps de prendre la route du retour. Très rapidement, Chachou sent une douleur surgir sur le côté de son pied et il devient impossible d’avancer plus. Il semble qu’il se soit fait une entorse. Mince, il nous reste 15km et la route est déserte. Le peu de voitures qui nous dépassent contiennent des familles ou des personnes qui nous ignorent en nous plongeant dans un nuage de poussière lorsqu’elles nous dépassent. Après 2 heures de stop, nous commençons à être désespérés et nous nous voyons finir la nuit dans ce désert, mourant de froid ! En plus, nous n’apercevons aucun tatou pour nous distraire sur le bord de la route.

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Stop désespéré sur la route déserte d'El Doradillo en direction de Puerto Madryn

Après avoir péniblement réussi à ramper sur 5km supplémentaires, en dépit de toute attente, une voiture s’arrête et nous ramène à Puerto Madryn. Nous n’y croyions plus ! La famille se compose des parents, d’une petite fille allongée sur la plage arrière (oui oui !) et d’un chien allongé sur la banquette arrière ! Merciiiiiiiiiiii !

De retour à Puerto Madryn, nous allons manger une bonne viande accompagnée d’une bonne bouteille pour fêter notre survie à cette épreuve !

Le lendemain, grand jour, nous achetons notre premier maté ! Beurk, au premier abord, le goût est fort et amer. Un amigo qui passe par là nous suggère d’ajouter du sucre. C’est mieux effectivement ! 10 jours plus tard, en rédigeant ces lignes, nous carburons à 3 matés par jour !

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Rayon d'herbe à maté, il y en a tellement qu'il est difficile de faire un choix!

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Notre matesito avec sa bombilla (paille filtrante)

N'ayant pas échangé tous nos dollars au terminal de bus à Buenos Aires, nous cherchons un moyen de le faire dans cette ville. L’office du tourisme nous envoie au casino mais celui-ci fait vraiment un taux horrible. Notre hôtel n’est pas d’une grande aide non plus et les gens questionnés dans la rue ne savent pas. Nous finissons par rencontrer une personne qui connait une adresse qui semble pratiquer un taux correct. Chouette, nous nous présentons au numéro indiqué mais surprise, c’est un vendeur de vitre !

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N’étant pas certains, nous demandons à la librairie d’à côté qui nous confirme que c’est bien le lieu pour changer des devises. Nous rentrons et attenons au guichet avec une dizaine d’autres locaux. Aucun client ne ressort avec un produit vitré, nous devons être au bon endroit! Lorsque vient notre tour, une dame nous fait passer dans un bureau à côté et nous propose de nous changer nos dollars à 1$=15Pesos, super nous sommes sauvés ! Ce lieu est en fait une Cueva. Cette appellation peut désigner une agence de voyage, un magasin de vêtement, un appartement où l'on vient échanger des devises. Chaque argentin a sa cueva favorite et l’utilise comme une banque. On y trouve un taux de change fort intéressant bien plus élevé qu'au taux officiel. Ce type de change est appelé « bleu » (le blue dollar), l’autre type est le change dans la rue, comme il se fait beaucoup à Buenos Aires avec les « Arbolitos ».

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