Arrivée au Bénin (Le 04/11/2015)

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Après avoir récupéré les bagages supplémentaires que les parents de Chapichette ont déposés chez des amis pour que nous les amenions au Bénin, c’est chargés de 2 sacs de 20kg chacun, de la guitare, du charengo et d’un sac à dos que nous quittons Paris, Doucette et Mathieu (amis qui nous ont hébergé sur place). Les escaliers dans les méandres du métro pour se rendre à l’aéroport ne nous font pas de cadeaux.

 

 

 

Arrivés au terminal, ce sont les retrouvailles de Chapichette avec sa maman et son frère. Séquence émotion après 9 mois de voyage. Mamichette ayant une assistance pour l’avion, nous passons en mode VIP pour franchir toutes les étapes jusqu’au siège de l’avion.

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Après 6 heures de vol, nous n’avons pas de décalage horaire cette fois-ci, nous voici à l’aéroport de Cotonou, au Bénin. Sur le tarmac, la sortie de l’avion se déroule dans une grosse chaleur moite qui nous plonge directement dans l’ambiance du continent ! A la sortie de l’aéroport, nous retrouvons le papa de Chapichette qui nous attend et petit à petit, nous voyons d’autres personnes apparaitre… Au final, il s’avère qu’un comité de 5 personnes est là pour nous accueillir avec 3 voitures ! Nous serons escortés par Georges, le cousin de Chapichette, le pasteur et sa femme ! La sortie du parking s’effectue dans un total capharnaüm, il y a des voitures et des gens qui fusent de partout ! La folie de l’Afrique est là ! Après un court trajet, dans les rues presque désertes de la ville à cette heure-ci, nous arrivons à la maison familiale.

Il fait nuit et au moment de notre arrivée, le quartier est plongé dans une profonde obscurité, il n’y a pas d’électricité. A priori, les coupures de courant sont fréquentes au Bénin. Anticipant notre arrivée, le papa de Chapichette a équipé la maison d’un groupe électrogène et en un instant, la lumière apparait, accompagnée d’un vacarme en bruit de fond auquel nous allons bien vite nous accoutumer…

Nous prenons un verre avec la troupe du convoi qui nous a accompagnés. Tout d’abord, comme il est coutume de faire au pays lorsque nous recevons un invité, un verre d’eau est servi à chacun. Ensuite, nous pouvons prendre l’apéritif qui, surprise, est servi par des personnes venant d’apparaitre dans la maison. En effet, il s’avère qu’un jeune couple vit dans une annexe à côté et semble là pour entretenir la maison, préparer parfois le repas et rendre de petits services. Il y a également un autre jeune qui rode dans la maison. Celui-ci est le chauffeur du papa de Chapichette, dont il a besoin pour braver la jungle urbaine qu’est la circulation ici. Changement de mode de vie, nous ne sommes pas habitués à être secondés de la sorte à la maison !

Les retrouvailles se font dans la bonne humeur, puis, nous dinons en dégustant une première spécialité : Ablo accompagné de sa sauce Dja. Il parait que cette spécialité au goût un peu sucré a été rapportée par les esclaves Béninois envoyés au Brésil et revenus des années plus tard après leur libération.

Nous finissons la soirée par une visite de la maison qui est gigantesque et magnifique. Chapichette, qui n’est pas venue au Bénin depuis 17 ans, la découvre pour la première fois, elle n’en revient pas. Surtout que son père est un grand cachotier et n’avait pas voulu donner trop d’indices sur le lieu ! Il y a une chambre pour tout le monde, plusieurs salles de bain, une terrasse géante, un jardin… C’est dans un lit à baldaquin tout neuf, muni de sa moustiquaire, que nous passerons notre première nuit !

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Nous faisons également la connaissance du jeune chien de garde, Tcholé, dont le Padré a fait l’acquisition lors de son dernier voyage, l’année passée. Il a une énergie débordante et il n’est pas toujours facile à canaliser. Il nous mordille sans arrêt et nous saute dessus à nous faire tomber à la renverse !

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Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, réveil à 11 heures, pas le temps de prendre le petit déjeuner. Le papa de Chapichette nous attend dans la voiture avec Cécile, la femme du gardien pour aller faire quelques courses au marché du quartier. La sortie permet à Nicolas, petit frère de Chapichette, de s’essayer à la conduite au pays, ce qui n’est pas peu dire !

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Il a fait faire son permis international avant de partir, en prévision des fréquents contrôles de police. Ici, mieux vaut être en règle, si on ne veut pas devoir sortir des bakchiches à chaque contrôle, c’est-à-dire à tour de bras ! Nicolas se débrouille très bien au volant. Il doit gérer la conduite, prisonnier d’une cohue de motos complètement imprévisibles et slalomer entre des camions en fin de vie qui manquent de tomber en panne à tout instant. Sans oublier la route, qui est souvent de terre, parsemée d’obstacles et de gouffres !

Nous rentrons à la maison pour manger une deuxième spécialité : la pâte accompagnée de sa sauce gluante gombo.

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