Cotonou, une ville éphervescente! (Le 11/11/2015)

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Quelques jours au Bénin sont passés, l’Afrique est vraiment différente de tous les pays que nous avons pu traverser depuis le début du voyage. Il y a des enfants partout, bien souvent en groupe de 5 ou 10 ou plus, des gens partout, des boutiques de coiffure, de chaussures, de légumes, des vendeurs de pneus, des ONG, des cordonniers, ...

 

 

 

Voici quelques exemples d'échoppes et de vendeurs de rue.

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La ville voit circuler des 2 roues par milliers sur des routes complètement chaotiques et dès que l’on sort des grands axes, nous tombons sur des routes de terre avec des cratères innombrables ! Même dans le quartier dans lequel nous sommes, qui est plutôt résidentiel et assez aisé, la route ressemble à celle de Paris-Dakar !!

Après avoir circulé dans différents endroits, nous n’avons pas vu un seul blanc ! La plupart des personnes que nous croisons nous scrutent d’un air interrogateur. Nous n’avons jamais ressenti un regard aussi insistant et généralisé, sauf peut-être à Yangon (où les Birmans nous photographiaient depuis leur voiture). Même Chapichette et son frère sont appelés « Yovo », le blanc, par la population, malgré leur métissage !

Ici, l’électricité s’arrête tous les soirs de 18-19 heures jusqu’à 23 heures. Un délestage qui touche communément et principalement la ville de Cotonou. Nous apprenons que le pays est entièrement dépendant de l’électricité fournie par l’état Nigérien voisin. Ils la coupent dès que bon leur semble. Et comme la chaleur est harassante, nous vivons sous les brasseurs d’air, lors des coupures, nous nous réfugions à l’ombre à l’extérieur, recherchant le moindre petit courant d’air. Nous prenons plusieurs douches par jour et l’eau, supposé être froide, sort tiède, voir chaude ! La maison est à 200 mètres de l’océan et pourtant, nous ne pouvons pas aller nous y rafraichir car il est trop dangereux de s’y baigner. Les vagues sont fortes et la plage en bord de mer se casse subitement pour aller plonger dans les profondeurs abyssales ce qui présente le risque de se faire happer par la puissance de l’océan et d’être projeté à des dizaines de mètres plus bas.

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Le papa de Chapichette nous a concocté un programme bien rempli pour la semaine et dès le deuxième jour, nous partons pour Abomey, ville où le roi et les négriers portugais négociaient des milliers d’esclaves en échange de biens. Sur la route, nous rencontrons des connaissances des parents de Chapichette, notamment Ambroise, chirurgien à Pobé, qui profite de notre passage pour nous faire découvrir la léproserie dans laquelle il travaille. Les différents services sont très bien entretenus et ils disposent de pas mal de matériel pour travailler dans de bonnes conditions. Le problème, nous explique Ambroise, est qu’il n’y a pas beaucoup de chirurgiens et que rares sont ceux qui acceptent de venir travailler sur ce genre de pathologie, assez peu attrayante… Tous ceux qui ont été tentés par l’expérience ont bien vite renoncé et il ne trouve personne pour prendre la relève, étant obligé de retarder sa retraite en attendant...

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Ambroise à gauche et l'un de ses assistants

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Bloc opératoire

Arrivés à notre destination le lendemain, nous visitons le palais royal d’Abomey, où se sont succédés de nombreux rois. Le guide est dynamique et blagueur ce qui rend la visite très intéressante. Nous découvrons des anecdotes sur 2 rois, Guézo et Glélé, dont nous avons fait la visite des palais. Chaque nouveau roi faisait construire un palais à son arrivée, à côté du palais précédent. La cruauté sévissait à l’époque et il était courant de se « faire soulager les épaules du poids de la tête » (autrement dit, décapiter) pour n’importe quel motif. Exemple : s’il l’on n’avait rapporté qu’une tête ennemie au lieu de 2 promises au roi, sa propre tête servait à compléter le lot. Les têtes semblaient appréciées à l’époque car même le trône d’un des rois reposait sur 4 crânes ennemis.

Glélé avait une quantité incalculable de femmes qui résidaient à la cour des reines, encadrées par des eunuques. Elles se relayaient auprès du roi pour égayer ses nuits et laissaient leur place à la suivante lorsque venaient leurs menstruations.  Il parait que le roi n’a pas eu le temps matériel de toutes les honorer, elles étaient plus de 4 000 ! A sa mort, une quarantaine d’entre elles ont souhaité (?) l’accompagner dans l’au-delà et se sont donné la mort en ingérant une potion pour être enterrées auprès de lui. Quel dévouement, un peu morbide…

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Dans la cour attenante à l'un des palais

Les jours suivants, nous rendons visite à la famille de Doukpê (prénom béninois de Chapichette) dans la maison familiale et rencontrons une partie de ses oncles et tantes ainsi que ses cousins et cousines. Nous voyons une 20aine de personnes au total ! Puis nous verrons le soir une autre partie de la famille chez son autre oncle.

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Première partie de la famille

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Famille d'un des oncles de Chapichette

Après quelques jours écoulés au pays de la tresse, Chapichette ne peut pas échapper à l’envie de se faire une coiffure ! Elle confie sa tête à Cécile, la femme du gardien, pour se redonner un petit look ! L’opération va s’étaler sur 2 jours ! Quel travail et quelle patience ! Mais le résultat est au rendez-vous, Chapichette ressort avec de longues tresses noires mêlées de rouge !

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