L'hostilité de l'Amazonie (Le 10/08/2015)

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Au matin, les singes rouges hurlent au loin. Bonjour ! Et des petits singes sautent de liane en liane à l’arrière du campement. Robert nettoie le poisson pêché la veille. Il y en a plus d’une dizaine dépassant le kilo. Après le petit déjeuner (poisson, riz et banane frite), nous allons nous rincer les mains à l’eau et c’est l’attaque de centaines de petits poissons voraces. Une bonne manucure ! Mieux vaut ne pas y faire trainer trop longtemps ses doigts, sait-on jamais si les piranhas se pointent.

 

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Puis, chaussés de nos bottes, nous irons faire un treck de 6 heures dans la forêt. Se balader dans la jungle, c’est comme chercher des champignons. C’est très excitant et nous ne savons jamais sur quoi nous allons tomber ! Nous rentrerons lessivés car nos bottes s’enfonçaient régulièrement profondément dans la boue, décuplant nos efforts pour avancer. Mais enchantés de la balade.

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Petit singe à tête blanche

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Nos trouvailles arachnydées en chemin

Le quatrième jour, nous avons rencontré un groupe de loutres dans le rio. Elles sont toute curieuses. Elles lèvent leur jolie tête en sortant de l’eau leur cou très long pour voir ce qui se passe au loin, le tout en poussant de petits gloussements. Elles sont amusantes.

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Nous avons également découvert les Païche. Le Paiche est un poisson de bien 2 mètres de long qui vient danser à la surface. Il a du rouge et d’autres couleurs. Vraiment excellent à voir et surtout intriguant, un peu comme le monstre du Lock Ness. Nous nous arrêtons à un endroit où nous pouvons en observer un grand nombre.

Nous avons aussi trouvé un nid de tortue rempli d’œufs. Nous les avons ramassés pour la protection de l’espèce. Ils sont collectés et seront ré-enterrés au campement pour 72 jours avant d’éclore et les bébés seront gardés quelques jours supplémentaires pour que leur nombril ait le temps de cicatriser, leur évitant l’attaque des piranhas lors de leur mise à l’eau. C’est la seule espèce de la réserve aidée pour sa reproduction. En poursuivant, nous avons également rencontré des gardiens. Ils avaient péché le matin pour le village et avaient 4 ou 5 gros sacs remplis de poissons.

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Le soir, c’est balade nocturne dans la selva, à pied cette fois, à la recherche du Tigron. Sur la route en barque, pour rejoindre le début de la balade, Robert attrape quelques crocos pour l’apéro. Des crocodiles noirs aujourd’hui. Il ne peut s’empêcher d’attraper toutes les bêtes que nous croisons, c’est une maladie !

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Nous croisons également un serpent blanc, très dangereux car très toxique, suspendu aux branches d’un arbre. Pas très rassurant quand on sait qu’il peut en sauter à tout moment et nous attaquer.

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Un peu plus loin nous débutons la randonnée dans la selva. Robert, muni de sa machette dans une main et de sa lance à poissons dans l’autre, ouvre la marche. Il nous demande de ne pas le quitter d’une semelle et de marcher au plus près de lui. Soudain, nous nous demandons si nous voulons vraiment croiser un tigron. De gros bruits se font entendre dans la nuit à une vingtaine de mètres de nous. Robert hésite et nous dit « peligrosso, regressar » (dangereux, il faut faire demi-tour). Oulà, pas bon signe… Lui qui n’a peur de rien, le mot peligrosso n’est pas dans son vocabulaire d’habitude. Puis finalement, le bruit s’arrête. Il nous demande si nous voulons continuer et nous reprenons la marche au milieu d’énormes araignées et insectes.

Nous ne verrons pas d’animaux mais après avoir entendu à nouveau des gros bruits, Robert annonce cette fois-ci « Muy peligrosso » et décide que nous devons rentrer. Ce n’est peut-être pas plus mal… Nous sommes en confiance avec Robert et n’avons pas peur mais peut-être devrions nous ! Il est quand même 23 heures, la nuit est noire depuis 4 heures et la jungle d’Amazonie ne doit pas être le lieu le plus sûr pour se balader.

Le cinquième jour, nous perdons Chapichette. Les heures de barque à chercher les crocodiles, les tortues et les singes, la pêche à la lance au poisson et le soleil de plomb qui lui tape sur la cabeza (tête) ainsi que les heures de marche à la recherche du tapir ont eu raison d’elle. Ce jour, nous prenons conscience d’à quel point notre guide est inarretable. Après avoir pagayé 4 ou 5 heures pour rejoindre le campement suivant, nous lui proposons de faire une petite pause et de faire une partie de dés.

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L'un de nos campements

Il accepte mais soudain entend le Mono Rojo se mettre à hurler « Attendez, et si on allait voir le Mono Rojo ? Ça vous dit ?! ». Et nous voilà repartis pour 2 -3 heures de marche dans la selva. Nous l’y trouvons accroché à la cime d’un arbre immense. Il refuse de chanter pour nous malgré que Robert se soit faufilé entre les buissons pour secouer l’arbre dans lequel il siège. Puis, nous suivons les énormes traces du tapir qui est passé par là, la nuit précédente.

De retour au camp, après une petite douche dans le rio, il nous re-propose d’aller marcher de nuit dans la forêt à un autre endroit pour continuer à y chercher le tapir (plus facile à rencontrer de nuit). Chapichette est sur les genoux. Nous y marchons 2 heures. Ce soir-là, il y a un grand nombre d’araignées géantes au sol.

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Chachou se plait à les observer. A un moment, il en voit une belle sur le chemin et en se baissant pour l’observer de près, il se trouve nez à nez avec un serpent. Oups. Et Chapichette, qui était devant, a dû être à deux doigts de lui marcher dessus. Robert annonce « Muy peligrosso », la phrase qu’il vaut mieux ne pas entendre de sa bouche. C’est un serpent dont la morsure tue un homme en 3 heures.

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On voit que Robert garde bien ses distances avec la bête en le tenant éloigné du bout de sa lance. Il nous explique qu’une fois, un serpent comme celui-ci, lui a sauté dessus d’une distance de 2-3 mètres et a mordu sa botte. Il en profite pour nous raconter qu’il s’est également fait piquer une fois par la raie que nous avons attrapée précédemment et qu’il n’avait pas pu marcher pendant un mois par la suite. Sa jambe avait triplé de volume. Sur le chemin du retour, il ne peut s’empêcher d’attraper un crocodile pour le fun. Il ne s’en lasse pas ! De retour au camp, nous allons nous coucher exténués alors que Robert reprend la barque pour aller pêcher. Quel passionné !

Les deux derniers jours, nous rentrons sous une pluie diluvienne. Nous sommes cachés par moments sous la bâche pour nous protéger alors que notre guide inarrêtable, continue à pagayer dans le torrent qu’est devenu le rio. En plus, le retour se fait à contre-courant. Les conditions sont donc très difficiles et pour couronner le tout, la barque se remplit d’eau. Un vrai battant ce Robert !

Voici notre dernière trouvaille du séjour:

De retour à Lagunas, l’agence nous propose de dormir dans leur maison locale. Les murs se dressent sur un sol de terre, il nous faut aller chercher l’eau du puits pour nous doucher dans la bassine, installés dans le jardin, avec pour seule protection un petit mur. La petite Luciana viendra nous observer pendant le bain … Les toilettes donnent directement sur la fausse sceptique. Ça grouille. Ne demandez pas ce que le « ca » représente, nous ne saurions le définir !

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Au petit matin, nous prendrons la navette avant le lever du soleil pour rejoindre Yurimaguas.

 

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